Frais de notaires achat immobilier : comprendre, anticiper

Frais de notaire lors d’un achat immobilier : Comment les calculer ?

Vous souhaitez acheter un bien immobilier et vous vous interrogez sur les frais de notaire ? Ces frais d’acquisition représentent une part importante de votre budget total. Ils varient selon la nature du bien, neuf ou ancien, et le lieu de votre future opération immobilière. Faisons le point sur leur composition, leur calcul et les éventuelles réductions possibles.

Frais de notaire lors d’un achat immobilier : quelles sont les nouveautés en 2025 ?

Depuis le 1er avril 2025, les départements peuvent augmenter le taux de la taxe de publicité foncière ou droit d’enregistrement jusqu’à 5 %, contre 4,50 % auparavant. Cette hausse s’applique aux actes passés et conventions conclus entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028.

Bonne nouvelle si vous êtes un primo-accédant : cette augmentation ne vous concerne pas. Vous êtes considéré en tant que primo-accédant si vous n’avez pas été propriétaire d’une résidence principale durant les deux dernières années.

Frais de notaire : de quoi sont-ils composés ?

Les frais d’acquisition, que l’on appelle communément frais de notaire, se composent de plusieurs éléments distincts :

  • La taxe de publicité foncière ou le droit d’enregistrement : ils représentent la part la plus importante des frais. Ces taxes sont collectées par le notaire pour le compte du fisc et des collectivités territoriales. Cette taxe de publicité foncière est versée à l’État, au département (5,09 %) ou à la commune (0,71 %).
  • Les émoluments du notaire : c’est-à-dire sa rémunération pour la rédaction de l’acte de vente. Les émoluments du notaire sont calculés selon un barème dégressif fixé par décret. Plus le prix de vente est élevé, plus le taux appliqué diminue. Ce barème est le même pour tous les notaires.
  • Les débours : ils correspondent aux sommes avancées par le notaire pour votre compte auprès d’organismes ou de personnes tierces (rémunération d’intervenants, coût des différents documents, etc.).
  • Des frais divers : ils peuvent s’ajouter selon votre situation.

Des frais de notaire très différents selon le type de bien

Le calcul des frais de notaire varie selon que vous achetez un bien ancien ou neuf.

  • Pour un bien ancien, les frais représentent entre 7 % et 8 % du prix de vente.
  • Pour un bien neuf, ils sont de l’ordre de 2 % à 3 %.

Cette différence s’explique principalement par le montant des droits de mutation, soit les taxes perçues par le notaire en faveur de l’État. À cela s’ajoute la taxe de publicité foncière (TPF) ou droit d’enregistrement. Elle représente 5,80 % du prix d’un bien immobilier dans l’ancien et seulement 0,715 % dans le neuf.

Des frais de notaire dans le neuf très avantageux

L’acquisition d’un logement neuf bénéficie d’une fiscalité allégée par rapport à l’ancien. Les frais de notaire y sont considérablement réduits, oscillant entre 2 % et 3 % du prix d’achat. Cette économie substantielle s’explique par l’application d’un taux de droits de mutation très avantageux.

Pour un bien neuf, la taxe de publicité foncière n’est que de 0,715 % contre 5,80 % dans l’ancien. Cette différence peut représenter une économie de plusieurs milliers d’euros. C’est l’un des avantages financiers majeurs de l’acquisition d’un bien immobilier neuf.

Les émoluments du notaire restent calculés selon le même barème, mais l’impact global est moindre puisque l’assiette fiscale est plus réduite. Cet avantage fait du neuf une option financièrement plus intéressante que l’achat d’un bien immobilier ancien.

Frais de notaire : qu’en est-il de la TVA ?

Dans le neuf, la TVA s’applique systématiquement au taux de 20 % du prix de vente, mais cette taxe est toujours incluse dans le prix affiché par le promoteur. Dans l’ancien, la TVA ne s’applique pas, mais chaque transaction est soumise à des taxes de publicité foncière plus élevées.

Les modalités de règlement des frais de notaire

Vous devez savoir que les paiements des frais de notaire sont encadrés. Depuis janvier 2015, tout versement supérieur à 3 000 euros doit obligatoirement être effectué par virement bancaire. Ce seuil concerne aussi bien le prix de vente que les frais d’acte.

Cette obligation s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent. Elle vise à garantir une transparence totale des transactions immobilières. Les actes notariés donnant lieu à publicité foncière doivent donc être systématiquement réglés par virement.

Peut-on négocier les frais de notaire ?

Depuis 2016, une partie des frais de notaire est devenue négociable. Vous pouvez obtenir une réduction pouvant aller jusqu’à 20 % sur les émoluments du notaire pour les transactions supérieures à 100 000 euros. Cette négociation ne concerne toutefois pas les taxes et droits d’enregistrement.

En revanche, les débours et frais divers ne sont généralement pas négociables, car ils correspondent à des dépenses réelles. Il est important de distinguer ce qui relève de la rémunération du notaire de ce qui est reversé à l’État.

N’hésitez pas à interroger votre notaire sur les possibilités de remise. Certains acceptent plus facilement que d’autres de réduire leurs émoluments, particulièrement pour les montants importants.

Quels est rémunération du notaire ou émolument ?

Tranche de prix de venteTaux applicable
depuis le 1er janvier 2021
Rémunération
Jusqu’à 6 500 €3,870 %0 €
Entre 6 500 € et 17 000 €1,596 %147,81 €
Entre 17 000 € et 60 000 €1,064 %238,25 €
Plus de 60 000 €0,799 %397,25 €

Quelles sont les aides pour payer les frais de notaire ?

Plusieurs dispositifs permettent d’alléger la charge financière liée aux frais de notaire :

  • Le prêt à taux zéro (PTZ) : il peut notamment financer une partie de ces frais pour les primo-accédants sous conditions de ressources. Ce dispositif facilite l’accès à la propriété pour les ménages modestes.
  • Les aides des collectivités locales : certaines collectivités proposent des aides spécifiques destinées à encourager l’installation dans leur commune. Ces subventions peuvent prendre en charge une partie des frais d’acquisition. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour connaître si un tel dispositif existe.
  • Le prêt accession sociale (PAS) : ce dispositif d’accession sociale à la propriété peut vous permettre de régler les frais notariés pour votre future résidence principale. Ce mécanisme vise à faciliter l’achat immobilier pour les ménages aux revenus modestes.

L’essentiel à retenir sur les frais de notaire

Les frais de notaire représentent une part significative du budget d’acquisition immobilière qu’il est essentiel d’anticiper. Leur montant varie considérablement selon la nature du bien : 7 à 8 % du prix pour l’ancien contre seulement 2 à 3 % pour le neuf, une différence qui s’explique principalement par un régime fiscal différent. Pour les ménages modestes, des solutions existent pour les financer : prêt à taux zéro (PTZ) et prêt accession sociale (PAS). Certaines collectivités locales proposent des aides. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre notaire et de la mairie pour bénéficier de ces dispositifs.

thomas Carpentier : Auteur de l'article

Passionné d'habitat et de décoration depuis plus de 15 ans, je suis Thomas Charpentier, créateur du site "cuisabain.fr". Après une carrière de 15 ans dans l'immobilier, j'ai décidé de partager mon expertise et mes expériences pour vous aider à améliorer ou acquérir votre cocon. Je pense qu'une maison n'est pas qu'un investissement financier, c'est surtout un lieu de vie à façonner selon vos besoins et votre personnalité.

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